Porte-bonheur, vraiment?

 

Dans son autobiographie, intitulée "Le talisman " (1970, J'ai lu), l'industriel Marcel Dassault raconte qu'au cours de l'été 1939, juste avant la guerre, il trouva en se promenant dans les champs un trèfle à quatre feuilles qu'il mit aussitôt dans son portefeuille. Déporté à Buchenwald, il en revint et récupéra quelques mois après, au ministère des anciens combattants, sa montre, son stylo et son portefeuille dans lequel se trouvait toujours le trèfle à quatre feuilles.

"J'estime que retrouver à Paris un trèfle que j'avais été contraint d'abandonner à Buchenwald, c'est tout au moins un signe bienveillant de la Providence. Peut-être par là mon trèfle mérite-t-il le qualificatif de talisman?", commente-t-il. Et il termine son livre ainsi : "Si tout le monde n'a pas son trèfle à quatre feuilles, chacun du moins a son étoile.".

On pourrait objecter que le trèfle aurait mieux prouvé son pouvoir en lui épargnant la déportation, mais enfin....

 

  

Retour à l'accueil des trèfles
-O-
retour à l'accueil MNA