Les chronironiques de l’information

 

L'addition des pourcentages

Le début d'un article dans la lettre électronique "Les Barons Marqués", Déc 02, 2004 1/52 pm

"La Côte d'Ivoire est le plus gros producteur de cacao au monde. (...) 40% du cacao provient de Côte d'Ivoire (80% même pendant la période octobre-janvier). Chaque année, le pays exporte environ 1,4 million de tonnes de cacao, soit le double de ses concurrents les plus sérieux, le Ghana, l'Indonésie, le Brésil ou le Cameroun."

Récapitulons:
La Côte d'Ivoire représente 40% des exportations mondiales, ses exportations sont le double de celles du Ghana : le Ghana assure donc 20% des exportations mondiales;
La Côte d'Ivoire représente 40% des exportations mondiales, ses exportations sont le double de celles de l'Indonésie: l'Indonésie assure donc 20% des exportations mondiales;
La Côte d'Ivoire représente 40% des exportations mondiales, ses exportations sont le double de celles du Brésil : le Brésil assure donc 20% des exportations mondiales;
La Côte d'Ivoire représente 40% des exportations mondiales, ses exportations sont le double de celles du Cameroun : le Cameroun assure donc 20% des exportations mondiales.

Ces cinq pays assurent donc 40 + 20 + 20 + 20 + 20 = 120% des exportations mondiales. Très fort.

Je dois être idiote mais j'ai un petit doute...

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Ma fourche a langué...

Le président français est à Londres pour le centenaire de l'Entente Cordiale. La présentatrice du journal télévisé : " C'est pour fêter le centième anniversaire de ce principe séculaire ".
Le soir, dans le JT d'une autre chaîne : " Les Etats-Unis pourraient demander la saisie du Conseil de Sécurité ". Ils vont envoyer un huissier ?

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le mariage, la prison et la survie

Lu dans un agenda de presse « La conférence de presse du Groupe national de concertation prison (GNCP) dans le cadre de son colloque sur le thème : " A qui profite la prison ? " aura lieu le mardi 16 novembre 2004 à 11 heures à la mairie du 4ème - Salle des mariages. »

D’après une étude de l’INSERM, le risque d’accident de la circulation est multiplié par quatre dans la période qui suit une séparation ou un divorce, aucun autre événement de vie ne modifiant ce risque de manière importante. Mais pourquoi ? La séparation engendre un stress et celui-ci modifie la conduite automobile « soit en inhibant la faculté à se conformer à une conduite sûre, soit en diminuant l’attention du conducteur » et la prise de médicaments psychotropes n’améliore pas les choses. Les chercheurs estiment que trois pour cent des accidents sont dus au divorce, produisant 170 morts et 3000 blessés par an.

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Spécial information sociale

21 octobre 2004. Le Premier ministre parle aux journalistes de l’AJIS - Association des journalistes de l’information sociale - de sa volonté de réduire le chômage, même si l’objectif de passer sous la barre des 5% lui paraît « inatteignable à court terme ». Il veut que les futures maisons de l’emploi s’inscrivent dans « une dynamique à l’anglaise d’accompagnement des chômeurs ». Quand on connaît les pratiques des services de l’emploi britannique, que certains observateurs n’hésitent pas à qualifier de harcèlement, on s’inquiète !

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Se disant « pragmatique et non idéologique », Jean-Pierre Raffarin cite Althusser : « l’idéologie, c’est quand la réponse arrive avant la question ».

La rime est belle avec une vieille expression des années post soixantehuitardes: « Althusser à quoi ? Althu sert à rien. »

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Le même jour, nous avons découvert, lors d’un colloque organisé à l’Hôtel de Ville, l’existence d’une quatrième fonction publique. Outre la fonction publique d’Etat, la territoriale et l’hospitalière, il existe aussi une fonction publique parisienne ! Cependant, Renaud Dutreil, ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat affirmait au début du mois vouloir rendre les carrières des fonctionnaires plus fluides, parce que «un corps statutaire génère des anticorps ».

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La Charte sociale européenne est le seul traité en Europe consacré aux droits de l’Homme, il est adopté et ratifié par la France. Le Comité européen des Droits sociaux du Conseil de l'Europe en surveille l'application.

Son secrétariat note que la France a mis sa législation en conformité avec la Charte dans deux cas : l’égalité successorale des enfants nés hors mariage et le code disciplinaire et pénal de la marine marchande.

Mais dans d’autres cas, ce pays ne se conforme pas à la charte: l’âge minimal pour toucher le RMI reste de 25 ans, l’affiliation au syndicat du livre CGT est obligatoire de facto, les châtiments corporels au sein de la famille ne sont pas interdits par le code pénal.

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Quand à la Cour européenne de justice, elle a condamné une fois de plus la France en date du 7 octobre. Ce pays s’obstine à exiger la nationalité française pour les éducateurs spécialisés, alors que la condition de nationalité n'est exigible que pour les fonctions régaliennes.

 

Effet Besancenot et effet Matthieu

L'Association des Journalistes de l'Information Sociale reçoit Renaud Dutreil, ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat. Celui-ci est préoccupé par ce qu'il appelle l'effet Besancenot, quand les titulaires d'une licence d'histoire distribuent le courrier. Le ministre rappelle que le tiers des emplois de catégorie C sont pourvus par des diplômés de l'enseignement supérieur, ce qui engendre de la frustration professionnelle pour les diplômés et un effet d'éviction pour les non bacheliers à qui ces emplois sont en principe destinés. On pourrait appeler cela l'effet MacDo, des études ayant montré que les équipiers les plus efficaces, et souvent les seuls qui restaient plus d'un mois, étaient les titulaires d'un bac+2.

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Une université recrute un professeur ou maître de conférences pour un poste à mi-temps. Le salaire brut annuel proposé est de14400 euros, la prise de fonction est immédiate, il s'agit d'un contrat de 3 ans renouvelable 2 fois. Le candidat doit justifier depuis au moins 3 ans d'une activité professionnelle principale, autre que d'enseignement, et d'une expérience professionnelle directement en rapport avec les spécialités enseignées (décret du 9 août 2002) et poursuivre l'activité principale à mi-temps. Car "la cessation de l'activité principale entraîne de plein droit la cessation du contrat d'association" (décret du 9 août 2002).
Demandeurs d'emploi, ceci n'est pas pour vous; salariés en place, n'oubliez pas que si vous êtes licencié, vous perdrez aussi ce deuxième emploi.
Les économistes appellent cela un effet Matthieu, en référence à la parabole des talents racontée par l'évangéliste : "Car celui qui a, on lui donnera, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien, on lui enlèvera même ce qu'il a."

 

Spécial Observatoire des Solos

Titre de Pressemploi du 20 octobre: "la presse fait les yeux doux aux solos". Je n'avais pas remarqué que les freelance ou autres professionnels autonomes étaient particulièrement chouchoutés par les médias en ce moment mais voila une bonne nouvelle! Malheureusement, la suite de l'article est la suivante: "Alors que les médias traditionnels ne faisaient que parler des célibataires, certains ont décidé de s'y consacrer entièrement. Cible idéale pour les annonceurs, elle devient le créneau d'une nouvelle presse magazine."

 

Noctuelle putride

Axylia est un Conseil en Investissement Responsable dont le site web est en construction, si bien que les moteurs de recherche renvoient à la famille de papillons de ce nom. Le plus répandu est "Axylia putris" dont le nom commun est la noctuelle putride. Les fondateurs n’ont pas du consulter une encyclopédie avant de choisir ce nom…

 

Cassée en deux!

sptembre 2004 - Grâce à la rencontre de Pierre Sargos, premier président de la Chambre sociale de la Cour de Cassation, avec les journalistes de l'AJIS, Association des journalistes de l'information sociale, on sait maintenant que la dite Chambre sociale est divisée en "deux sections et demie" , la demi-section étant spécialisée en droit de la durée du travail et de la rémunération.

 

Une consultation sur l’école

Le ministre de l'Education nationale lance une consultation sur l'école. Les observateurs soulignent le rôle important de la télévision dans la formation des connaissances et de la mentalité des jeunes, avec des séries américaines et des jeux débiles contraires aux valeurs républicaines et laïques de la France.

Quelqu'un a d'ailleurs assez bien résumé le problème: «Aujourd'hui, nous recevons trois éducations différentes ou contraires: celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières.»

Il a écrit cela dans «l'esprit des lois» et s'appelait Montesquieu.  

   

les vœux à la presse de Jean-François Mattéi

Vœux de Mattéi (ministre de la santé) à la presse le 19 janvier 2004. La présidente de l'AJIMED (l'association des journalistes de l'information médicale) et le président de l'AJIS (l’association des journalistes de l'information sociale) insistent tous les deux dans leur bref discours (ils avaient une à deux minutes chacun) que tous les journalistes doivent avoir un accès égal à l'information, y compris les pigistes. Mattéi note. Et dans son discours, il ajoute une phrase non prévue dans le texte à ce propos. «J'ai bien noté que vous souhaitez que l'on traite de la même façon les journalistes chevronnés et les pigistes». Huées dans la salle. Un photographe tonne «Il y a trente ans que je suis pigiste!». L’attaché de presse est blême. Le ministre est un peu déstabilisé: «J'ai fait une gaffe. Je croyais qu'on était pigiste pour apprendre son métier». Mais il promet l'égalité de tous les journalistes.

A part cela, le ministre a cité quatre fois le président de la République dans son discours. Tout ce qui a été fait dans le bon sens depuis 1975 est attribuable à Jacques Chirac, alors que qui ne va pas est «la conséquence de choix antérieurs qui se révèlent plus coûteux chaque année». Et les quinze mille morts de la canicule sont dus au changement climatique : «La France, pays tempéré, doit désormais gérer des risques climatiques que l'on pensait réservés aux Etats-Unis ou aux pays du sud» (entre parenthèses, c'est sympa pour les DOM TOM qui ont quand même quelques petits risques en ce sens, non?). Bref, nous sommes maintenant dans une période «de crise sanitaire continue» alors même que la consumérisme et la judiciarisation sont croissants dans les rapports sociaux. Heureusement, en matière de santé publique et de soins, le professeur Mattéi a mis en place «une révolution de velours dans tous les domaines ou presque» en particulier, par la première loi sur le système de santé depuis 1902.

La réforme de l'assurance maladie est l'objectif numéro un pour l'année 2004. Le ministre a une obligation de résultat car même la croissance qui revient ne pourra suffire à régler le problème. Le ministre Mattéi refuse tout autant l'aller vers un système comme le NHS britannique «géré par l'Etat et sans libre choix du médecin» que vers un système à l'américaine «coûteux et surtout inéquitable». Il refuse un système qui mettrait en concurrence les assureurs car il ne veut pas d'un système à deux ou trois vitesses. La réforme de l'assurance maladie sera encore plus difficile que celle des retraites car beaucoup de gens dépendent du système pour leur emploi mais elle se fera.

Le handicap est un autre grand chantier du président de la République. Il faudra tirer toutes les conséquences du principe de non discrimination et aller vers l'intégration effective des personnes handicapées. Pour cela, il faut une accessibilité de tous à tout : école, emploi, cadre bâti, transports et le choix du mode de vie. Il faut organiser le droit à la compensation du handicap. La loi et ses décrets d'application seront prêts avant le 31 décembre 2004 et le financement en est acquis par la réforme et la journée de solidarité.

Le ministre souhaite à la presse de cultiver les trois vertus que lui-même «essaie de cultiver» : «l'humilité et l'ambition et par-dessus tout la passion.»

 

les vœux à la presse de François Fillon

Les vœux du ministre du travail, des affaires sociales (etc.) et de ses  adjoints ( ministres délégués et secrétaires d’État) à la presse, mercredi 14 janvier 2004. Le président de l’Association des journalistes de l’Information sociale, Olivier Samain, regrette dans son discours, comme dans celui de l’année dernière d’ailleurs, le peu de communication du ministère envers la presse : quatre conférences de presse en tout et pour tout au cours d’une année 2003 pourtant riche en évènements sociaux. Le ministre a accepté de rencontrer les journalistes de l’AJIS, après les régionales, mais sera-t-il encore ministre des affaires sociales à ce moment-là ? Fillon sourit franchement. Olivier Samain insiste : vous voulez mettre en place un contrat de ministre d’une durée de trois ou cinq ans pour le personnel qualifié, dit-il, alors soyez logique et restez vous-même trois ou cinq ans…

L’assistance rit franchement, la tribune essaie de garder son sérieux, le cabinet reprend le sien. Puis c’est la réponse du ministre. Il annonce fièrement que la croissance de l’économie française sera de 2% cette année et que la société de notre pays a désormais trouvé «une capacité prometteuse de mouvement dans le dialogue». Le gouvernement a «réorienté la politique de l’emploi vers l’emploi marchand». Et l’assouplissement des 35 heures permet aux PME d’échapper aux rigidités et apportera aux grandes entreprises la flexibilité dont elles auront besoin quand elles devront augmenter leur production.

Vous avez compris que la croissance se ferait à effectif constant et vous en déduisez que le chômage n’est donc pas près de baisser ? Erreur !

L’économie est désormais créatrice d’emploi à partir de 1% de croissance, poursuit notre ministre, au lieu de 2.5% auparavant. Et surtout « le climat psychologique est en train de changer ». La France refuse « le choix stérile entre un socialisme émollient » et  « l’irréalisme du libéralisme aveugle pourvoyeur d’inégalités », les deux faisant le lit de l’extrémisme.

Acceptant la qualification de « gaulliste social » qu’on lui accole, François Fillon martèle qu’il n’y a pas de grandeur nationale et de solidarité sociale à crédit : les trente glorieuses sont bel et bien terminées. Et l’Europe devrait s’occuper de renforcer sa puissance économique et de créer une politique commune plutôt que de se plaire dans les querelles internes, dont la dernière en date est la plainte de la Commission contre le Conseil.

Le ministre tire ensuite un bilan satisfait de son action et de celle de ses acolytes, parle du dialogue social et du droit à la formation, avant de s’engager à réduire durablement de deux points le taux de chômage en France. Il discutera avec les partenaires sociaux, introduira encore plus de régionalisation… et annonce la création d’une agence de l’intégration qui aura autorité sur tous les sujets liés à l’immigration et mènerait la lutte contre les discriminations.

 Quelques minutes après, venu dans la salle, il répétait que cette agence destinée à regrouper tous les organismes qui s’occupent aujourd’hui de l’immigration et de l’intégration, combattrait les discriminations, de quelque nature qu’elles soient. Nous lui avons demandé si cela concernait aussi les discriminations positives et – peut-être un peu pris de court – il a répondu : «oui, puisqu’il s’agit de discriminations». Les oreilles de son collègue Sarkozy, qui organisait au même moment une conférence de presse ont du siffler…

Pour terminer, le ministre a affirmé qu’il ne changerait rien à ses méthodes, pas même vis-à-vis de la presse. Mais que chacun s’en réjouisse, car «contrairement à nos prédécesseurs» les ministres d’aujourd’hui ne leurrent pas leurs concitoyens…

   

L'engrais qui fait boum 

"SAINT-ETIENNE (AFP), le 03-10-2003 - De trois à cinq tonnes d'amonitrate, un engrais chimique agricole à base d'ammoniaque, étaient stockées dans l'entrepôt de fruits qui a pris feu jeudi à Saint-Romain-en-Jarez, dans la Loire, et dont l'explosion a blessé une vingtaine de pompiers, dont trois grièvement."

Un village fort abîmé, trois pompiers dans un état grave, ce n'est pas drôle du tout, mais cette dépêche de l'AFP m'a rappelé le temps où je travaillais dans un groupe de l'industrie chimique, qui fabriquait des amonitrates, entre autres dans l'usine deToulouse qui a sauté en 2002. 

C'était alors l'époque de l'embargo sur les armes à destination de l'Afrique du Sud. En Comité central d'entreprise, nous avons demandé comment il se faisait que les ventes à destination de ce pays aient tellement augmenté. Le président furieux répondit que les Africains, apartheid ou pas, avaient le droit de se procurer des produits à l'étranger. Les engrais ne sont pas des armes, tout de même! "- Mais si, monsieur le président, les gens qui fabriquent l'ammonitrate étiquette orange savent bien  qu'il est un engrais ou un explosif selon sa concentration. Ainsi nous avons tout lieu de penser que les ventes massives de cet engrais sont un simple moyen de contourner l'embargo." "- Mesdames, messieurs, pensez ce que vous voulez mais tant que le ministère des affaires étrangères ne me l'interdira pas, je continuerai à vendre les amonitrates à l'Afrique du Sud, et cela donne du travail à vos camarades." 


 Le projet Raffarin de suppression d’un jour férié

On crée une nouvelle cotisation sociale de 1% sur les salaires, moitié à charge "patronale", moitié à charge "salariale" et pour compenser la charge des entreprises, on transforme un jour férié en jour ordinaire. Les salariés mensualisés travailleront donc un jour de plus dans l'année pour le même prix. Produisant 221 jours au lieu de 220, l'entreprise  n'est pas loin de récupérer les O,5% patronaux. Les salariés, eux, perdent sur les deux tableaux: diminution du salaire net et un jour de plus à bosser. Néanmoins, la suppression d'un jour férié n’affectera que ceux dont la convention collective prévoit le paiement des jours fériés (le Code du travail ne prévoit que le 1er mai comme jour férié et chômé). La femme de ménage ou le baby-sitter payés à l’heure travailleront un jour de plus (si la demande est là). L’augmentation du nombre d’heures payées compensera financièrement la baisse du salaire net horaire.

 On notera aussi que les entreprises qui ont signé un accord de jours «en plus» et non «en moins», telles les PME intellectuelles qui ont signé un accord du type «deux cent jours travaillés, samedis, dimanches et jours fériés indifférents» ne seront pas affectées pour ce qui est du temps de travail mais seulement au niveau des coûts.

A l’heure où l’on prétend vouloir limiter les prélèvements obligatoires et où le gouvernement s’apprête à diminuer l’IRPP, ce système ne ferait qu’accentuer les caractéristiques qui font que la France est atypique en Europe : peu d’impôt sur le revenu, beaucoup de cotisations sur le travail.

 Mais si le lundi de Pentecôte ou le jeudi de l’Ascension (et son célèbre Pont) ne sont plus fériés, on peut s’attendre à une diminution de la mortalité générale : on sait que ces longs week-ends de printemps sont les plus meurtriers qui soient sur les routes françaises.  

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